CLub de l'Histoire de l'Anesthésie et de la Réanimation

  • Articles scientifiques

  • LE MÉDECIN SPÉCIALISÉ EN ANESTHÉSIE (1942)
  • Fracture of the neck of the femur treated with a Smith Petersen nail
  • Place des ’préservatifs’ dans les épidémies
  • Apport de la deuxième guerre mondiale pour la transfusion sanguine
  • John Snow (1813-1858) premier médecin anesthésiste mondial.
  • L’Hémospasie : Une technique d’anesthésie générale insolite
  • Latta aux prémices de la réanimation
  • Les débuts de l’anesthésie au Québec (1608-1955)
  • Indications étonnantes de l’utilisation du chloroforme
  • Peter Safar - Histoire de la Réanimation Cardio Pulmonaire (RCP)
  • L’anesthésie anglaise dans une thèse française
  • Histoire de l’oxygéno thérapie inhalatoire jusqu’en 1940
  • Frolics Parties, histoire de l’usage récréatif du protoxyde d’azote
  • COVID 19 : la CPAP BOUSSIGNAC ® à l’honneur
  • Evolution des IADE 1945-2018
  • 20 ans de livres anciens d’anesthésie
  • Discussion session Sfar/Char du 20 septembre 2019
  • Les 20 ans du Club de l’histoire de l’anesthésie et de la réanimation
  • L’avenir de l’anesthésie française
  • Les progrès de la sécurité en anesthésie
  • Evolution des techniques de l’anesthésie générale de 1960 à nos jours.
  • Anesthésie Vétérinaire
  • Amygdales
  • Réanimation des noyés. Les clystères à fumée de tabac.
  • Histoire de la découverte de la circulation sanguine
  • La syncope de Champollion
  • Histoire des congrès de la SFAR
  • Paul Janssen et le R875
  • Un Samu à la montagne
  • Charles-Gabriel Pravaz (1781-1853), inventeur de la seringue ?
  • De Toulouse à Rennes
  • People et anesthésie
  • Le stéthoscope de Laennec
  • Appareil Narko - H. Braun
  • Profession : anesthésiste
  • Expériences de mort imminente
  • Origine des transplantations d’organes : la greffe rénale.
  • Lavoisier et Laplace : leurs héritages pour l’anesthésiologie
  • Histoire de l’hôpital cardiologique de Bordeaux
  • L’anesthésie locale par réfrigération
  • Le syndrome post-traumatique
  • Le service de réanimation de l’hôpital Claude Bernard en 1960
  • 1906 : une commission pour honorer Horace WELLS
  • Le cyclopropane : une aventure explosive et bénéfique ?
  • Le rôle déterminant des médecins dans la création de la médecine aéronautique pendant la grande guerre
  • La recherche fondamentale en anesthésie.
  • L’anesthésie-réanimation-transfusion pendant la première guerre mondiale
  • Histoire de la curarisation
  • Ils se sont opérés eux-mêmes sous anesthésie régionale.
  • 60 années d’anesthésie en Belgique
  • Le SMUR : à « l’Est » également ...
  • Chemical warfare agents
  • Les armes chimiques
  • La contribution de Victor Pauchet à l’anesthésie locorégionale : Pauchet, Sourdat, Labat et les autres
  • F.A. MESMER : le dernier magicien du 18° siècle
  • Philip Raikes Bromage : 1920 - 2013
  • Livret des résumés des communications de la 29éme réunion scientifique du Char
  • L’anesthésie réanimation française en 1950 et en 1958
  • Médecine monastique
  • le R.P.R
  • Enfantement du paléolithique à nos jours
  • Premières anesthésies dans le monde
  • Hypnotisme et le Dr Knowles
  • Raimu dernière victime du chloroforme ?
  • Ces auteurs qui n’ont jamais existé : Student, N. Bourbaki et la figure emblématique de la référence erronée, O. Uplavici
  • Des effets physiologiques et therapeutiques des ethers
  • Les pionniers de la médecine routière
  • Les grandes épidémies
  • L ??analgésie hypnotique à travers l ??histoire médicale
  • La vie de Joseph Thomas Clover (1825-1882)
  • Appareils et méthodes d’anesthésie de J T Clover (1825-1882)
  • Les méthodes asiatiques ancestrales de réanimation sont elles efficaces ?
  • Pratique de l’anesthésie réanimation au cours de la bataille de Dien-Bien-Phu
  • Traité de la Saignée
  • Méthodes non médicamenteuses d’analgésie et d’anesthésie citées dans le Corpus d’Hippocrate
  • Les premières anesthésies en Poitou-Charente
  • La Société Française d’Anesthésiologie d’hier à aujourd’hui
  • Histoire de l’anesthésie pédiatrique à Paris
  • Evolution de la réanimation au cours des conflits armés
  • Evolution du Transport sanitaire d’urgence au cours des conflits armés
  • Alcool et médications dans l’antiquité
  • Découverte de l’antisepsie et de l’asepsie chirurgicale
  • Evolution de l’anesthésie au cours des conflits armés
  • Gamma OH : naissance, intérêt, déclin (?).
  • Les dangers de l’anesthésie par éther et chloroforme
  • Histoire de l’hyperthermie maligne de l’anesthésie
  • Histoire de l ??autotransfusion
  • Histoire des Infirmiers anesthésistes
  • Hôtel-Dieu de Poitiers - Protocoles d’Anesthésie - 1936 - 1940
  • Histoire des injections intra-veineuses
  • La Peste à Lyon en 1628/1629
  • Réanimation pédiatrique
  • Méthodes d’analgésie décrites par Pline l’Ancien
  • L ??oxygène
  • Histoire des premières recommandations de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation
  • Raphael Dubois et sa machine à anesthésier
  • Règles pour l’anesthésie selon Baudens
  • Sicard Cathelin et l’Anesthésie Péridurale
  • Une aventure éditoriale singulière : Agressologie
  • Voies ectopiques d’admission de différents agents d’anesthésie
  • D’Hippocrate à Maimonide, l’humanisme médical et la déontologie
  • Contribution de Claude Bernard à l’Anesthésie
  • Poids et mesures qui sont d’usage en médecine
  • Liberté des voies aériennes supérieures (1re partie)
  • Naissance de l’anesthésie à Bordeaux
  • à propos de 80 anesthésies par inhalation d’éther
  • La noyade (extrait de La médecine des accidents)
  • Mort apparente due au chloroforme et choc électrique
  • Cyprien Oré : Découverte de l’anesthésie intraveineuse
  • L’Anesthésie rachidienne a cent ans
  • nouveau LAROUSSE MEDICAL illustré
  • Moyen pour éviter la confusion des médicaments
  • Première mesure de la pression veineuse périphérique par voie sanglante
  • Une année d’anesthésie lombaire à la novocaïne en 1910
  • Anesthésie pédiatrique - Chirugie Infantile
  • Aspects actuels de l’anesthésiologie .
  • Premier congrès national d’anesthésie (Livret)
  • Deuxième congrès national d’anesthésie (Livret)
  • Troisième congrés national d’anesthésie (Livret)
  • Aperçus sur le développement de l’anesthésie chirurgicale à l’Assitance publique de Paris (1846-1965)
  • Les Aphorismes d’Hippocrate
  • Le choix de l’anesthésie au cours de la première guerre mondiale
  • Seishu Hanakoa (1760  ?? 1835)
  • Vie et mort d ??Horace Wells
  • Arrivée de l’Ether en France, de Boston à la communication de Malgaigne..
  • L’histoire du mot « curare » : du mythe (Raleigh) à la réalité (Gumilla et La Condamine)
  • Le Pulmoventilateur du Pr. Charles Hederer.
  • La Transfusion sanguine pendant la Grande Guerre
  • Henri Laborit - un littéraire rebelle converti à la science.
  • Histoire et évolution de l’anesthésie pédiatrique


  • Articles connexes

  • Traité d’anesthésie chirurgicale.

    Anesthésie chirurgicale et obstétricale

    L’anesthésie au cours des âges

    La cocaïne en chirugie

    L’anesthésie en pratique chirurgicale

    Une année d’anesthésie lombaire à la novocaïne en 1910

    Bardet Godefroy Edouard (1852-1914) , Pouchet Anne Gabriel (1851-1938 , Brissemoret Alphonse , Kaufmann Maurice (1856-1924)

    date de publication : 1910

      mise en ligne : jeudi 13 mars 2008




    En 1910, cinq auteurs commentent le travail d’un chirurgien  , le dr Chaput, qui a relaté son expérience de la novocaine en anesthésie lombaire dans la Gazette des Hôpitaux

    MM. G Bardet, G. Pouchet, A. Brissemoret, M Kaufmann et J. Chevalier

    Les Nouveaux Remèdes (1910)
    Journal bi-mensuel de pharmacologie, de thérapeutique, de chimie médicale et d’hydrologie. Tome vingt-sixième, P 265-267,Paris, O DOIN et FILS, éditeurs


    Sous « le » titre : Une année d’anesthésie lombaire à la novocaïne , M CHAPUT raconte dans la Gazette des Hôpitaux (26 avril1910) sa campagne chirurgicale de 1909 à l’hôpital Lariboisière, au cours de laquelle il a eu l’occasion de pratiquer l’imposant total de 405 anesthésies lombaire au moyen de la novocaïne, médicament qui tend de plus en plus à remplacer la cocaïne et ses autres succédanés.

    Cette statistique se décompose d’après le tableau suivant :

    sur l’homme sur la femme Total
    Membres inférieurs 90 19 109
    Périnée 57 13 70
    Hernie 89 28 117
    Abdomen 15 85 100
    Thorax 4 3 7
    Cou 2 0 2
    Total 405

    Les opérations sur les membres inférieurs et le périnée comprennent non seulement de grandes opérations (amputations, hystérectomies) mais aussi de très bénignes, telles que l’ongle incarné, car « la novocaïne lombaire, dit Chaput, est sensiblement aussi bénigne que l’anesthésie locale », de sorte qu’il trouve utile et bien plus sûr de faire une injection lombaire plutôt qu’une vaporisation de chlorure d’éthyle.

    Les malades excitables, dont les femmes, refusent souvent la rachianesthésie. Les suppurations aiguës et fébriles sont de mauvais cas, l’opéré souffre presque toujours. Pour tous ces malades, , il est préférable de ne pas prendre la novocaïne et de s’adresser immédiatement à l’anesthésie générale.

    La mortalité a été nulle pour tous ces cas, et cependant l’auteur a traité même des cardiaques, beaucoup de vieillards, pour lesquels la stovaïne eût été formellement contre-indiquée. La seule contre indication acceptée par Chaput pour la novocaïne, c’est la mort imminente ou, comme il a été dit plus haut, la suppuration aiguë et fébrile, mais dans ce dernier cas, parce que le malade crie et s’agite et non parce qu’on a crainte d’intoxication.

    Les suites de l’anesthésie lombaire par la novocaïne se sont montrées bénignes tandis qu’avec l’anesthésie générale on a toujours à craindre une intoxication rénale et hépatique. A ce point de vue, M. Chaput fait ressortir que sa mortalité opératoire a baissé sensiblement depuis qu’il emploie régulièrement l’anesthésie lombaire par novocaïne.

    Comme accidents attribuables à l’injection lombaire, l’auteur cite quelques vomissements , mais surtout dans les cas de laparotomie, et toujours faciles à enrayer. Il n’a pas eu l’occasion de constater la syncope, mais seulement parfois de la pâleur de la face et du ralentissement du pouls, phénomènes faciles à traiter par la caféine. Les cas de rétention d’urine furent rares et limités aux opérations sur le périnée ou la hernie. Pas d’anesthésie générale consécutives , pas de paralysie, pas de vomissements.

    On reproche à ce système d’anesthésie ses nombreux échecs.

    M Chaput n’en a eu que 12, dont 6 sur l’homme et 6 sur la femme. Toujours il s’agit de malades peureux et excitables. L’effet de l’entourage est important : si la salle considère par tradition l’anesthésie lombaire comme suivie de bons résultats, l’opéré se laisse aller et ne souffre pas ; il résistera et sera au contraire insupportable , s’il a été mal prévenu. Il est donc très important de veiller à persuader le malade, et l’autorité du médecin aura pour cela une grande importance.

    Les seuls cas d’insuccès réellement dus à la méthode se rapportent à des opérés atteints d’affection situées trop haut, cou, sein par exemple, mais dans d’autres cas tout semblables l’anesthésie fut excellente ; il est donc possible de généraliser et, quand l’anesthésie générale présentera des inconvénients, on pourra toujours essayer la novocaïne, quitte à recourir au chloroforme si c’est nécessaire ensuite. Mais quand il s’agit d’opérations élevées, chez des malades qui n’ont rien à craindre de l’anesthésie générale, M. Chaput conseille de préférer le chloroforme. Au contraire, dans les opérations sur les parties situées au dessous de la ceinture, M. Chaput se déclare partisan de l’injection lombaire de novocaïne.

    Pour le manuel opératoire conseillé, nous citons intégralement :
    « L’aiguille est à long biseau, à trou latéral ; je l’emploie munie d’un mandrin incomplètement enfoncé. Lorsqu’elle a pénétré au delà des ligaments jaunes, j’enfonce le mandrin à fond pour assurer la perméabilité de l’aiguille, et aussitôt après je le retire et le liquide s’écoule presque toujours. » J’ai rencontré très souvent des ossifications des ligaments interépineux qui existent en plaques ; dans l’intervalle de ces plaques, on peut souvent glisser l’aiguille ; d’autres fois, on est obligé de changer d’espace interépineux. J’ai remarqué que l’espace lombo-sacré n’était presque jamais ossifié. On s’y portera en cas de difficultés à passer plus haut.

    « J’ai évacué constamment 10 cc. De liquide céphalo-rachidien, afin d’éviter l’hypertension consécutive. » La solution anesthésique est de la novocaïne à 4p. 100 sans aucune addition. Je redoute particulièrement l’adrénaline qui a plusieurs fois occasionné des gangrènes cutanées entre les mains d’autres chirurgiens.

    « La dose de novocaïne injectée a été de 6 à 8 centigrammes : 6 centigrammes pour les opérations basses, 8 centigrammes pour les laparotomies ; un sein cancéreux a été enlevé avec 10 centigrammes (anesthésie lombaire). »